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Programme de Terminale S - Immunologie (Partie I-7)
(6157 lectures) Version imprimable
I.7 Immunologie (4 semaines)
Les
défenses immunitaires sont capables de distinguer les cellules et molécules
d'un individu des éléments étrangers ou qui le sont devenus.
Elles sont capables d'éliminer ces éléments étrangers à l'organisme.
Déjà étudiées en classe de 3ème, les réactions immunitaires innées font partie
des connaissances des élèves et ne sont pas développées en dehors de leur action
de coopération lors des phases effectrices des réactions immunitaires acquises.
Leur importance est cependant rappelée.
Les réactions immunitaires acquises sont propres aux vertébrés, elles impliquent
reconnaissance acquise et mémoire. Leur étude est abordée
à partir d'un exemple, le SIDA, qui sert de support à des généralisations sur
les aspects fondamentaux du fonctionnement du système
immunitaire.
Les notions et contenus du programme ont été rédigés de manière exhaustive pour
souligner leurs limites, dans la mesure où l'étude du virus
de l'immunodéficience humaine (VIH) et du SIDA servent de support à l'étude
de l'immunologie.
Cette partie, en prolongement de la première S, permet de réfléchir sur le phénotype
(l'adaptabilité et la variabilité du système immunitaire)
et sur son évolution au cours du temps, résultat de l'interaction entre le génotype
et l'environnement. Cette variabilité du système immunitaire
assure l'intégrité et donc la stabilité des organismes.
| ACTIVITÉS
ENVISAGEABLES |
NOTIONS
ET CONTENUS |
|
Étude
de documents concernant le VIH et le SIDA. |
Une
maladie qui touche le système immunitaire : le SIDA (syndrome d'immuno-déficience
acquise)
o Le VIH et la primo-infection
Le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) est transmis par voie sexuelle,
par voie sanguine ou au cours de la grossesse de la mère à l'enfant.
Le VIH appartient à la catégorie des rétrovirus (virus à ARN).
Les cellules cibles du VIH sont principalement des cellules immunitaires
: lymphocytes T4, monocytes et macrophages, ces dernières cellules (monocytes
et macrophages) jouant un rôle de véritable réservoir, notamment dans
les ganglions lymphatiques. Elles possèdent des protéines membranaires
auxquelles le virus s'amarre par l'intermédiaire d'une protéine de son
enveloppe (la plus importante de ces protéines membranaires étant CD4),
ce qui lui permet de pénétrer dans la cellule hôte.
Limites
: L'étude des protéines membranaires - ancrages du virus autres que
le CD4- n'est pas au programme.
Une
enzyme virale, la transcriptase inverse, transcrit l'ARN viral en ADN
dans les cellules infectées. Cet ADN est intégré au génome de la cellule
et s'exprime, permettant la reproduction du virus sous forme de particules
virales infectieuses et leur dissémination notamment dans les organes
lymphoïdes.
Limites
: la nature, l'origine de l'enveloppe virale et les mécanismes d'entrée,
de prolifération, de libération du virus ne sont pas au programme.
Les tissus cibles du VIH autres que le système immunitaire ne sont pas
au programme.
Pendant
cette période, les symptômes se limitent le plus souvent à ceux d'une
maladie virale bénigne. |
| Réalisation
d'un test de type ELISA.
Interprétation
de données portant sur la caractérisation de protéines à l'aide de la
technique du Western Blot. |
o
La phase asymptomatique
- Deux semaines à quelques mois après la contamination, la présence dans
le sang de différents anticorps anti-VIH est décelée, le sujet est dit
alors " séropositif pour le VIH".
- Apparaissent en même temps dans le sang du sujet contaminé des lymphocytes
T cytotoxiques spécifiques dirigés contre les cellules infectées par le
VIH.
- Pendant cette période asymptomatique de plusieurs années, les défenses
immunitaires restent actives mais les virus continuent à se multiplier
et le nombre de lymphocytes T4 à diminuer. |
| Utilisation
de banques de données permettant d'étudier les séquences d'acides aminés
correspondant aux différentes parties des anticorps. |
o
Le sida : phase symptomatique
En absence de traitement, le nombre des LT4 baisse. Le sida se caractérise
alors par diverses maladies opportunistes. |
| Utilisation
de logiciels de modélisation moléculaire montrant les anticorps et la
réaction antigène-anticorps.
Expériences
montrant la formation d'un complexe antigène-anticorps
: test d'Ouchterlony. |
Les
processus immunitaires mis en jeu - Généralisation
Les anticorps : agents du maintien de l'intégrité du milieu extracellulaire
:
La séropositivité pour le VIH correspond à la présence d'anticorps spécifiques,
dirigés contre certaines protéines du virus.
La synthèse d'anticorps est la signature d'une réaction de l'organisme
à la présence d'éléments étrangers.
Les anticorps sont des effecteurs de l'immunité acquise.
Ils agissent dans le milieu extracellulaire (ou milieu intérieur) en se
liant spécifiquement aux antigènes qui ont déclenché leur formation.
Les anticorps sont des immunoglobulines, protéines circulantes du milieu
intérieur constituées d'une partie constante et d'une partie variable.
|
Observation
des lymphocytes en microscopie photonique et électronique.
Comparaison lymphocyte B et plasmocyte au microscope électronique.
|
La
spécificité des anticorps est due à la partie variable.
La liaison antigène - anticorps entraîne la formation de complexes immuns,
favorisant l'intervention de mécanismes innés d'élimination de ces complexes.
Limites
: Les mécanismes d'élimination sont limités à la phagocytose.
Les
cellules phagocytaires (macrophages, polynucléaires), exprimant des
récepteurs de la partie constante des anticorps, fixent par l'intermédiaire
de ces récepteurs les complexes immuns et les éliminent par phagocytose.
Limites
: La mise en jeu des protéines du complément est hors programme.
Les
anticorps sont produits par des lymphocytes B sécréteurs ou plasmocytes.
De très nombreux clones de lymphocytes B se distinguant par leurs anticorps
membranaires qui servent de récepteurs pour l'antigène, préexistent
avant tout contact avec celui-ci.
La reconnaissance d'un antigène donné par un lymphocyte B porteur d'un
récepteur spécifique de cet antigène entraîne la multiplication de ce
lymphocyte et la formation d'un clone de lymphocytes B ayant la même
spécificité.
Les lymphocytes B obtenus se différencient en plasmocytes et en lymphocytes
B mémoire.
Dans la majorité des réactions immunitaires, cette multiplication est
dépendante d'une autre population de lymphocytes, les lymphocytes T4
(voir 3).
Les anticorps dirigés contre les protéines virales peuvent bloquer la
pénétration des virus dans les cellules, mais ne peuvent pas agir sur
les cellules déjà infectées. |
| Observation
de lymphocytes T cytotoxiques en présence de cellules cibles. |
Les
lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des
populations cellulaires
Les lymphocytes T cytotoxiques sont aussi des effecteurs de l'immunité
spécifique.
Les cellules infectées expriment à leur surface des fragments peptidiques
issus des protéines du pathogène, que n'expriment pas les cellules saines.
Les lymphocytes T, par leurs récepteurs T spécifiques, reconnaissent les
cellules infectées. Cette reconnaissance déclenche un mécanisme d'élimination
des cellules infectées par ces lymphocytes T cytotoxiques.
La production de lymphocytes T cytotoxiques spécifiques à partir de lymphocytes
T pré-cytotoxiques repose sur des étapes (sélection, multiplication, différenciation,
intervention des lymphocytes T4) voisines de celles conduisant à la production
de lymphocytes B sécréteurs.
Limites : L'étude des étapes de sélection, multiplication, différenciation,
intervention des lymphocytes T4 n'est pas au programme.
En particulier, l'étude de la nature des récepteurs T et des mécanismes
de présentation des peptides antigéniques par les cellules présentatrices
de l'antigène n'est pas au programme.
Le rôle du CMH est hors programme. |
| |
Dans
le cas du SIDA, la destruction des lymphocytes T4 par les lymphocytes
T cytotoxiques limite la progression de l'infection virale mais l'incorporation
du génome viral dans les cellules infectées maintient la contamination.
Les lymphocytes T4 : pivots des réactions immunitaires spécifiques
A la suite de l'entrée d'un antigène dans l'organisme, des lymphocytes
T4 spécifiques de cet antigène se différencient en lymphocytes T4 sécréteurs
de messagers chimiques (interleukines).
Les interleukines stimulent la multiplication et la différenciation
des lymphocytes B et des lymphocytes T sélectionnés.
Limites
: Les mécanismes et les modalités de l'activation des lymphocytes T4,
en particulier la présentation de l'antigène par les cellules présentatrices
ne sont pas au programme .
Dans
le cas du SIDA, la disparition des lymphocytes T4 empêche la production
d'anticorps et de lymphocytes T cytotoxiques contre des agents microbiens
variés. Ceci permet l'apparition de maladies opportunistes.
Les conséquences de l'effondrement des défenses immunitaires prouvent
qu'en permanence les mécanismes immunitaires sont à l'oeuvre et montrent
le rôle essentiel des lymphocytes T4 dans la majorité de ces réactions. |
| Étude
de documents concernant une vaccination antivirale. |
Les
vaccins et la mémoire immunitaire
Les espoirs pour un vaccin anti-VIH.
Des vaccins ont été mis au point contre différents virus.
Ils reproduisent une situation naturelle, celle de l'immunité acquise
contre ces virus après une première infection guérie.
Le premier contact avec l'antigène entraîne une réaction lente et quantitativement
peu importante, alors que le second contact entraîne une réaction beaucoup
plus rapide et quantitativement plus importante.
Cette mémoire immunitaire s'explique par la formation, après un premier
contact avec un antigène, de lymphocytes B mémoire et de lymphocytes
T4 mémoire.
Ces cellules sont plus nombreuses que les lymphocytes B ou T4 vierges,
de même spécificité ; elles ont une durée de vie plus longue et elles
réagissent très rapidement lors d'un second contact avec l'antigène.
Dans le cas du virus du SIDA, il s'agit de trouver un vaccin contre
un virus qui n'est pas vaincu par les défenses immunitaires naturelles.
Le virus du SIDA mutant constamment, une des difficultés de la mise
au point d'un vaccin est d'identifier une protéine invariable et accessible
à la surface du virus.
Limites
: L'étude des différents types de vaccins n'est pas au programme.
Le
phénotype immunitaire : interaction entre le génotype et l'environnement
Le phénotype immunitaire, c'est-à-dire l'ensemble des spécificités des
lymphocytes B et T à un moment donné de la vie d'un individu (ou "répertoire"
des anticorps et des récepteurs des cellules T) résulte d'une interaction
complexe entre le génotype et l'environnement.
Grâce à des mécanismes génétiques originaux, l'organisme produit des
lymphocytes T et B d'une infinie diversité.
Parmi ces cellules, la très grande majorité, notamment celles qui sont
potentiellement dangereuses pour l'organisme ("auto-réactives"), sont
éliminées. Celles qui subsistent sont sélectionnées par les antigènes
des cellules malades ou des pathogènes présents.
Ces cellules sont à l'origine des clones actifs dans la défense immunitaire.
Il en résulte un phénotype qui change sans cesse en s'adaptant à l'environnement
(variabilité).
La vaccination est un processus artificiel qui fait évoluer ce phénotype
immunitaire.
Limites
: Les causes de diversité et de formation des clones de lymphocytes
B et T ne sont pas
au programme.
Les mécanismes de la délétion de clones autoréactifs ne sont pas au
programme. |
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